Imprimer la page

ÉTAPES CLÉS

1832 Ferdinand Hédiard naît à La Loupe près de Chartres.

1848 Il trouve sa vocation en découvrant la profusion de fruits exotiques déchargés sur le port du Havre.

1850 Premier point de vente Hédiard : une charrette bien achalandée sur la Place des Victoires à Paris.

1800's

1832, près de Chartres : la naissance d’un pionnier

Destiné à ensoleiller et à réveiller les papilles du monde entier, Ferdinand Hédiard voit le jour en 1832 dans le petit village français de La Loupe.

 

Ce lieu de naissance évocateur n’est peut-être qu’une coïncidence, mais il ne fait aucun doute que les premières incursions du jeune Ferdinand dans l’univers des fruits exotiques quinze ans plus tard feront l’objet d’un soin tout particulier.

Il a 13 ans lorsqu’il part comme Compagnon du Tour de France en qualité d’apprenti menuisier. Hasard de la vie, c’est justement lors de ce voyage que Ferdinand décidera de changer de carrière.

1848, Le Havre : révélation sur un quai

Ferdinand trouve l’inspiration un matin sur les quais du Havre. Il découvre des fruits fantastiques – lychee, goyave, banane – qu’il n’avait vus que dans des livres. Un rêve vient de naître. Heureusement, il possède la vision et la motivation nécessaires pour le réaliser.

1850, Paris : Ferdinand « porte ses fruits »

Encore adolescent, Ferdinand voit grand mais doit bien commencer quelque part. Il installe sa charrette de marchand de quatre-saisons à Paris, au pied de la statue de Louis XIV, sur la Place des Victoires.

Ce lieu lui porte chance car sa charmante charrette remplie de fruits tropicaux lui vaut des admirateurs à travers toute la ville.

1854, Paris : Le Comptoir des Epices et des Colonies

Ferdinand attire bientôt une clientèle suffisamment fidèle pour prendre une patente et ouvrir une boutique permanente. Grâce à son flair unique pour reconnaître les produits de qualité, il ne propose que le meilleur : son sens inné de la mise en scène lui permet de présenter ses produits avec goût et passion.

Il établit son audacieuse entreprise rue Notre-Dame-de-Lorette et baptise sa première boutique « Le Comptoir des Epices et des Colonies ».

Le célèbre artiste Eugène Delacroix devient le premier des nombreux et illustres admirateurs qu’Hédiard séduira au cours des décennies suivantes. Vénérable pilier de la scène artistique, le peintre a goûté son tout premier ananas grâce à Hédiard.

Au fil du temps, les patates douces, les choux caraïbes, les piments et les épices à curry vendus par Hédiard se frayent un chemin dans les meilleurs restaurants de Paris, assurant ainsi la réputation de la Maison.

Lorsque l’impressionnante Exposition Universelle de Napoléon III prend d’assaut le Champ-de-Mars en 1867 pour présenter les fleurons de l’industrie mondiale, Hédiard se distingue parmi les principaux contributeurs.

1870, Paris : le nouveau Comptoir des Colonies et de l’Algérie

Après 16 années de succès rue Notre-Dame-de-Lorette, Ferdinand, désormais marié et père de famille, décide que le temps de l’expansion est arrivé. Il choisit judicieusement de s’installer Place de la Madeleine pour sa proximité avec les grands boulevards et le tout nouvel Opéra. Cette adresse reste le vaisseau amiral d’Hédiard à ce jour.

 Au 21 Place de la Madeleine, Ferdinand trouve le théâtre idéal pour déployer son don de mise en scène. Les clients et les curieux y découvrent des fruits gorgés de fraîcheur empilés dans des chariots en bambou fabriqués sur mesure. Dans ce souk exotique, les arômes de thé, de café, de piments et d’épices embaument l’atmosphère, dattes et fruits secs débordent de leurs cageots et de leurs caisses d’origine. L’endroit est enivrant. Des vendeuses en costumes antillais accueillent l’élite du moment : artistes et aristocrates, maharajahs et princes arabes font la queue pour s’offrir des grands crus de cafés et des grands jardins de thés. La réussite d’Hédiard est éclatante.

En 1889, Paris est le témoin de deux grandes inaugurations, celles de la Tour Eiffel et du Moulin Rouge, toutes deux sujettes à la controverse. Ferdinand se rend compte qu’en de telles occasions, les grands de ce monde seront réunis autour d’une même table. Et où peut-on trouver des fruits et autres produits d’épicerie fine capables de ravir des hôtes aussi prestigieux?

Les neuf années suivantes, Ferdinand profite de son nouveau statut social et de sa famille avant d’effectuer son tout dernier voyage en 1898. Il lègue son entreprise à sa fille Marie Blanche et son mari Max Kusel.

En savoir plus

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience.

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez les cookies.